Les communautés en ligne : de véritables mines d’or pour le Marketing et l’élaboration d’algorithmes

Lorsqu’on pense à une communauté, on s’imagine souvent un ensemble d’individus ayant des caractéristiques communes. Ces personnes interagissent et échangent des histoires et des objets entre eux, et ce, à tous les jours.

Qu’est-ce que les communautés en ligne ?

Bien des définitions existent pour les définir! Les communautés virtuelles sont, selon une définition extensive, un regroupement de personne qui partagent des intérêts communs. Ces derniers les distinguent des autres personnes. Le rassemblement du groupe se fait par l’intermédiaire d’un appareil donnant accès à Internet. D’une manière plus restrictive, ont peut qualifier ces groupes sociaux comme étant plus spécifiques. Des gens qui s’unissent, non pas par des intérêts communs, mais par des liens uniques à leur communauté.

C’est grâce à Internet que les médias de masse numériques rejoignent des milliards de personnes. C’est aussi grâce à eux que de nombreux pays ont accès aux informations et aux nouvelles internationales en tout temps. Voici exactement pourquoi, par le biais des réseaux sociaux, les communautés en ligne incitent l’échange et le partage de manière encore plus considérable que jamais.

Illustration d’une chaîne d’individus interreliés dans une communauté virtuelle, par Wanda Cadigan , 22 Novembre 2016

En quoi communauté virtuelle rime avec Marketing ?

Comme celle-ci suit un fonctionnement qui lui est propre lors  des échanges et interactions rassemblant des valeurs, des intérêts ainsi que des goûts particuliers, elle fonctionne telle une communauté de marque. Puisque c’est elle qui fascine le plus les entreprises et leurs volets touchant domaine du Marketing. Thomas Stenger, maître de conférences à l’IAE de l’Université de Poitiers, membre du laboratoire CEREGE et chercheur associé à l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS (ISCC)  cite en 2011 dans la revue Hermès, que la communauté de marque est l’ensemble des « groupes particuliers formés autour d’une pratique ou d’un intérêt commun, partageant des valeurs, attitudes et pratiques communes ainsi qu’un sentiment réciproque d’appartenance ».

« Pour qu’il y ait sentiment d’appartenance à une communauté, la scène des interactions (en face à face ou par électronique) doit mettre en relation des personnes qui possèdent ou construisent des liens communs entre elles et dont les interactions sont réciproques, soutenues, durables. Entre les membres de la communauté, il y a partage de croyances idéologiques et d’habitudes culturelles, de valeurs communes, d’un sens de la solidarité et de l’identification à une même communauté d’appartenance»  (Proulx, 2004).

D’ailleurs, vivre parmi une communauté aide les individus à se définir et leur apporte un sentiment d’appartenance envers cette dernière, ce qui les rend facilement plus fidèles et réceptifs aux messages que l’on retrouve dans les différents médias qui sont utilisés afin de faire circuler l’information dans la communauté virtuelle. De ce fait, ces acteurs deviennent des cibles idéales pour les compagnies cherchant à identifier leur public, leurs futurs besoins en fonction de leurs préférences et d’ainsi faire connaître leur marque à travers la communauté virtuelle grâce à différentes techniques comme le «bouche à oreille» moderne et en ligne, par exemple. Il suffit de s’infiltrer dans une communauté et d’intéragir avec les membres. Sinon, on peut simplement de lire et observer selon une sélections de critères.

Quelles informations d’une communauté en ligne sont importantes pour une compagnie ?

D’abord, en tenant compte des quatre «P» du marketing mixte soit prix, produit, place et promotion, pratiquement l’entièreté des informations trouvées seront utiles afin de bien identifier le consommateur typique d’un produit qui entrera bientôt sur le marché.

Hélène Larocque, présidente de Progexia solutions Web, fut invité par la revue Direction informatique afin d’expliquer aux lecteurs «l’intégration web de composantes sociales».

L’article cite qu’il y a cinq éléments lors d’une recherche de produit. Ceux-ci sont: l’implantation, soit  «l’ensemble des étapes liées à la mise en place d’un logiciel», l’hébergement (où se retrouvent les produits hors site), les options (de logiciels et autres produits), le prix et la réputation (du logiciel et du vendeur).

Image d’un collage de diverses compagnies et médias numériques dans lesquels se retrouvent des communautés en ligne

D’autre part, il est intéressant de voir comment la communauté en ligne facilite tout en modernisant les quatre P du marketing mixte. Prenons par exemple les sites bien connus tels que Craigslist et Ebay il s’agit de deux communautés virtuelles de transactions. Ces dernières fonctionnent à l’aide de «feed-backs» et d’évaluations du client-vendeur ainsi que vendeur-client. Ce processus aide à la confiance et à la qualité du service en ligne puisque les acheteurs peuvent se renseigner sur la provenance, les délais d’envoi, la représentativité ainsi que l’honnêteté du vendeurs qui vendent les différents objets désirés.

By Joe Goldberg (Flickr) [CC BY-SA 2.0

Photographie de Mark Zuckerberg par Joe Goldberg (Flickr) [CC BY-SA2.0]

Un nouveau concept de la vie privée

Finalement, le concept de partage virtuel est, selon Zuckerberg,  l’évolution de ce qui était la vie privée. La grande majorité des gens semble l’avoir adopté et complètement normalisé. Apparemment, Facebook serait à l’origine de cette norme. Suite à son entrée en bourse, huit ans après sa création, on pouvait affirmer qu’il fut crée afin jouer avec des fonctions marketing. C’était une toute nouvelle façon de comprendre le « partage » . C’est cette nouvelle conception de la vie privée qui a permis un développement rapide du marketing. C’est pourquoi, elle est en partie responsable  de l’apparition d’algorithmes et d’incitation à partager, et  à « liker» en ligne.

 

Par Dorothey Hebert

 

Sources et informations supplémentaires:

  • Stenger Thomas, « La prescription de l’action collective. Double stratégie d’exploitation de la participation sur les réseaux socionumériques », Hermès, La Revue, 2011/1 (n° 59), p. 127-133. URL : https://www.cairn.info/revue-hermes-la-revue-2011-1-page-127.htm
  • Proulx, S. 2004. «Les communautés virtuelles construisent-elles du lien social?». In Colloque International « L’organisation média. Dispositif médiatiques, sémiotiques et de médiations de l’organisation » (19-20 Novembre).
  • Helene Larocque, « Les logiciels de communauté en ligne : Comment s’y retrouver? », publié dans Direction informatique, en ligne, 29/03/2012, Récupéré au : https://www.directioninformatique.com/les-logiciels-de-communaute-en-ligne-comment-sy-retrouver/12404
  • Notes de cours EDM1560 de Mme Nadia Seraiocco de la troisième séance

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