L’importance de l’IdO pour les entreprises : l’exemple d’Amazon Go

Une pièce où la lumière s’active dès votre arrivée, la porte de votre maison qui se déverrouille dès que vous en êtes près, un petit instrument qui vous alerte lorsque vos plantes nécessitent d’être arrosées… Bref, je crois que vous avez bien saisi le principe. Or, ces brillantes idées innovatrices sont loin d’être le fruit de mon imagination, puisqu’elles existent déjà. Et oui! Bienvenue dans l’ère de l’Internet des objets!

Origine et impacts de l’IoD

Utilisé pour la première fois en 1999 par l’inventeur britannique Kevin Ashton, le terme « Internet of things», ou IOT, permet de décrire la mise en place d’un réseau qui a pour but de connecter le monde réel à celui de l’Internet. Ce concept sert à regrouper une panoplie d’objets avec l’humain, tout en offrant une multitude d’applications. Parmi celles-ci se trouvent la domotique, les services aux professionnels, les loisirs, l’environnement, la santé, le commerce de détail, etc.

 

D’ailleurs, en 2015 le géant canadien des télécommunications Telus exprimait déjà son opinion quant à l’Internet des objets (IdO). Selon un article mis en ligne sur son site, la compagnie, l’IdO s’avèrent être un virage considérable dans le monde de la vente au détail. En effet, « en plus d’améliorer grandement l’expérience client, l’IdO permet aux commerçants de propulser leurs affaires plus loin qu’ils n’osent même l’imaginer. » La multinationale ajoute que l’Internet des objets « est appelé à devenir la technologie du futur pour les commerçants. » (Telus, conseil.telus.com, 2015) Et ça, je crois que Amazon l’a bien compris.

L’exemple d’Amazon Go

À ce sujet, c’est en 2016 que le président-directeur général, Jeff Bezos, a dévoilé au monde entier sa vision révolutionnaire de la vente au détail : Amazon Go. Le concept futuriste propose un supermarché sans employé, sans caisse enregistreuse ni file d’attente interminable. Afin d’entrer, les clients n’ont qu’à brandir leur appareil électronique au-dessus d’un lecteur à code- barres. Et oui, c’est aussi simple que cela. Mis à l’essai pour la première fois à Seattle, le concept Amazon Go repose majoritairement sur l’utilisation de l’intelligence artificielle. De fait, « des centaines de dispositifs fixés aux plafonds ou sur les étalages enregistrent que le consommateur prend un produit et l’ajoutent à sa liste des achats. » Ensuite, « une fois le client sorti du magasin, la somme des produits enregistrés est débitée de son compte. » (Getz, LeMonde.fr, 2018) N’est-ce pas merveilleux? Aussitôt entré, aussitôt reparti!

Source : lemonde.fr

Certes, cette nouvelle définition d’un supermarché permet de rendre le processus d’achat beaucoup plus simple et convivial pour les consommateurs. Cependant, cette vision va sans dire que la connectivité entre l’Internet et les objets du réel accroît de façon considérable. Or, outre l’aspect révolutionnaire de l’établissement d’un tel projet d’envergure, celui-ci apporte aussi son lot d’enjeux.  D’abord, celui de la main d’œuvre. En proposant la mise en place d’un commerce de la sorte, la création d’emploi dans le domaine n’est pas encouragée. De plus, cela entraîne une stagnation du taux de chômage et risque de ne faire avancer aucune économie autre que celle de la multinationale.

L’IdO : un atout économique pour les entreprises?

Évidemment que oui, et pas qu’un petit! À cet effet, les entreprises qui souhaitent mettre en place ce genre de pratique verront leurs coûts de main d’œuvre chuter brusquement, ce qui est très alléchant d’un point de vue économique. Ainsi, l’argent épargné peut ensuite être réinvestit dans diverses sphères de l’entreprise comme la publicité, les équipements, la production, etc.

Source : Supermarketnews.com

Ensuite, le second enjeu en lien avec Amazon Go concerne la vie privée de ses consommateurs. À ce sujet, Telus déclare que « grâce à l’IdO, les commerçants peuvent notamment savoir où et comment leurs produits sont utilisés ». Ainsi, ces derniers « peuvent collecter et analyser en temps réel les informations concernant les clients, sans intervention humaine et sans limites de volume, ce qui permet de personnaliser l’offre et le service à la clientèle. » (Teluslemonde.fr, 2015) De plus, dans un article publié sur le site Howstuffworks, le blogueur Jonathan Strickland explique brièvement le fonctionnement du système d’enregistrement de données utilisé par Amazon et comment celui-ci fonctionne :

« If you’ve shopped on Amazon’s online store, you’ve likely seen recommendations from Amazon based off your browsing and buying habits. Amazon tracks user behaviors and leverages that data to try to land additional sales. Could the same thing happen at an Amazon Go store? »

– Jonathan Strickland, blogueur pour Howstuffworks

Source : WordPress

En suivant à la trace les données de ses usagers, Amazon est en mesure de mieux connaître ces derniers. Ainsi, la compagnie récolte tout ce qui concerne leurs habitudes, leurs préférences, ce qu’ils recherchent, etc. Cette accumulation dedata permet ainsi à Amazon d’atteindre directement ses consommateurs en offrant des produits susceptibles de leur plaire.

Conclusion

Avant de conclure, j’aimerais apporter une petite nuance à ce sujet. Lorsqu’on accepte les conditions d’utilisation d’une entreprise, soyons honnêtes, la grande majorité d’entre nous n’en lis pas le moindre mot. Outre le fait qu’elles s’éternisent sur plus de pages qu’un dictionnaire, cette action implique cependant bien plus qu’une simple pression du doigt. Accepter celles-ci signifie principalement que nous consentons qu’une tierce personne accède à données personnelles. Dès lors, je crois donc qu’il faut demeurer vigilant quant à l’omniprésence grandissante de l’IdO dans notre quotidien. La prochaine fois qu’une situation semblable se présente, tâchez d’y réfléchir deux fois plutôt qu’une avant d’accuser quelqu’un du doigt, car trois d’entre eux sont rivés sur nous… Alors pensez-y bien! 😉

 

Médiagraphie

 

 

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