Fake news: jusqu’où irons-nous?

Avez-vous déjà entendu parler du Pizzagate? Ou peut-être, avez-vous été témoins de l’énorme quantité de désinformation qui circule sur la Covid-19 depuis la dernière année? Il y a énormément de chances que ce soit le cas, si on en croit l’envolée des requêtes pour #fakenews en 2017, dans le moteur de recherche Google.

Qu’est-ce que les fake news ?

Impact du relais d’une fausse nouvelle

Une fake news n’est pas une simple mauvaise information: c’est une fausse nouvelle lancée en connaissance de cause dans le champ médiatique. Ces fausses nouvelles répondent à des motivations diverses:  elles peuvent être le fait d’un site humoristique, elles peuvent être conçues comme « piège à clics » pour attirer les consultations et accroître les revenus publicitaires d’une page web ou bien elles peuvent aussi naître de motivations idéologiques comme dans le cas du Pizzagate.

La bonne majorité du temps, les Fake News mettent de l’avant des personnalités publiques, des médias d’information et des politiciens. Avec l’importance, l’instantanéité et l’accessibilité d’Internet au XXIe siècle, les Fake News peuvent facilement ruiner des carrières, des entreprises et des réputations. Ces dernières proviennent de sources non fiables et n’ont souvent aucune crédibilité. Le problème avec les fausses nouvelles, c’est qu’il est difficile d’entreprendre des procédures pour diffamation ou calomnie, puisqu’il n’y a pas de noms ou de sources attachés aux informations partagées. Quand un nom est attaché aux informations, ces dernières sont enclines à avoir plus de crédibilité.

Pizzagate : l’apogée de la désinformation

Schéma des dit « liens » entre les divers agents de la théorie du Pizzagate

WikiLeaks a publié des courriels piratés du compte de John Podesta, le président de la campagne d’Hillary Clinton. Les utilisateurs d’un forum consacré à Donald J. Trump sur le site « Reddit » ont cherché des preuves d’actes répréhensibles dans les communications.

Dans les courriels, il y avait des discussions qui contenaient le mot « pizza » entre M. Podesta et son frère lobbyiste, Tony Podesta. Un participant sur 4chan a relié la phrase « cheese pizza » aux pédophiles, qui sur les forums de discussion utilisent les initiales « c.p.» pour désigner la pornographie juvénile. Après l’utilisation du mot « pizza », les conspirationnistes se sont concentrés sur la pizzeria Comet Ping Pong de Washington. Les courriels ont révélé que Podesta correspondait avec le propriétaire de Comet qui lui, avait des liens avec des agents démocrates.

La théorie a eu un effet boule de neige et mena à la création du #PizzaGate. Des articles de fausses nouvelles sont apparus et ont été diffusés sur Twitter et Facebook. Ces fausses histoires ont grandement affecté les entreprises voisines et les groupes de musique qui avaient joué au Comet. Des théories sur des salles d’exécution, des tunnels souterrains et même du cannibalisme ont émergé sur les médias sociaux.

Le 4 décembre 2016, Edgar M. Welch, est arrivé à Comet avec un fusil militaire et une arme de poing. La police a dit qu’il a tiré avec le fusil à l’intérieur de la pizzeria, sans blesser personne. Il s’est rendu aux autorités après n’avoir trouvé aucune preuve pour soutenir les allégations que des enfants esclaves y étaient détenus. Les partisans de la théorie ont désigné les médias de masse comme étant des conspirateurs d’une dissimulation visant à protéger un censé réseau criminel.

Les réseaux sociaux et la désinformation

Les médias sociaux mangent l’information des médias traditionnels

En ce moment, la diffusion de Fake News est beaucoup plus importante grâce au facteur de la viralité des médias numériques. Les médias « traditionnels » demeurent des sources les plus fiables quant au relais le l’information. Effectivement, l’utilisation des réseaux sociaux comme source d’information a un impact direct dans la propagation des Fake News. Cette manière de s’informer est de plus en plus courante chez la population mondiale. Les réseaux sociaux ne sont pas des médias d’information, mais le partage d’actualités sur ces réseaux va croissant. Ainsi, ils sont devenus une plaque tournante de la circulation de l’information.

Étant donnée leur nature, les réseaux sociaux sont devenu une courroi extrêmement accessible pour partager et propager des Fake News.


Rédigé par Sandrine Rose et Jessica Galindo dans le cadre du cours EDM1560 – Automne 2021 UQAM.

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