Réseaux sociaux et santé mentale

Étant nés dans une société où les technologies numériques et les réseaux sociaux sont en plein essor, il n’est pas surprenant de constater l’omniprésence qu’ont pris les appareils électroniques dans la vie des adolescents. En effet, que ce soit pour des fins professionnelles ou personnelles, il devient de plus en plus difficile pour tout le monde de se détacher des médias numériques et de mettre son cellulaire de côté. 

Les plateformes numériques ont beaucoup d’impacts positifs, mais il n’en est pas moins des impacts négatifs. Ceux-ci soulèvent des enjeux importants aux yeux des utilisateurs et de leurs proches. Au coeur de ces enjeux, on retrouve la santé mentale.

Les réseaux sociaux vs la santé mentale

La science démontre que l’utilisation trop fréquente des réseaux sociaux peut avoir des conséquences sur la santé mentale des jeunes (1). La dysmorphophobie, la culpabilisation liée au mode de vie et l’addiction sont des impacts négatifs qui peuvent être dégagés.

Dysmorphophobie causée par les réseaux sociaux

Le trouble de dysmorphie corporelle (dysmorphophobie) est désigné comme étant une préoccupation concernant un défaut imaginaire de l’apparence physique (2). Ce trouble devient de plus en plus populaire, notamment chez les jeunes filles. Si l’apparence est déjà un critère très important pour les adolescents, il prend encore plus d’ampleur en ligne. En effet, il est naturel pour les jeunes de se comparer, et de vouloir ressembler à leurs amies ou leurs modèles (3). Sur les réseaux sociaux, les influenceurs jouent souvent ce rôle de modèle. Leur apparence polie sur leur photos, souvent retouchées, renforce cette idée de perfection. Le tout projette une image inatteignable et irréaliste de la beauté. Les jeunes sont donc influencer à obséder sur leur propre apparence. 

Selon le documentaire « The social dilemma », les « filters » sur Instagram et Snapchat sont aussi une part du problème. En effet, certains filtres permettent aux jeunes d’aborder des traits qui sont, aux yeux de la collectivité, plus « beaux ». Le jeune s’aimera donc davantage lorsqu’il se voit au travers du filtre. Ainsi, il aura une perception moins positive de sa beauté.

La comparaison et stress de performance

Instagram est une plateforme médiatique globalement reconnu. Sur cette application, il est facilement possible de voir à travers une série d’image la vie que mène nos célébrités et nos influenceurs préférés partout à travers le monde. Il est donc extrêmement facile de s’emporter et de comparer notre mode de vie simple et banal à leur mode de vie extravagant. Les jeunes étants plus naïfs et influençables, l’impact devient encore plus significatif.

Particulièrement sur Facebook et Instagram, il est facile de comparer également les styles de vie. Par exemple, certaines personnes vont décider de mettre en valeur sur leur profil leurs nombreuses réussites professionnelles, personnelles et sportives. En voyant circuler plusieurs articles de ce genre sur leur fil d’actualité, il est fortement probable que les utilisateurs soient porter à se comparer, à ressentir un stress de performance et/ou à culpabiliser quant à leur style de vie, peut-être, moins fructueux ou productif. 

L’addiction

Des études ont permis de démontrer que lorsqu’une personne navigue sur les réseaux sociaux ou que celle-ci reçoit une notification, le cerveau libère automatiquement de la dopamine. La dopamine est « le principal neurotransmetteur impliqué dans le circuit de la récompense dans le cerveau. » (4). Cette même molécule biochimique qui provoque l’addiction chez les toxicomanes est activée lorsqu’un internaute utilise les médias numériques. 

De plus, les grands géants du web ne sont pas du tout innocent en ce qui concerne cette vague d’addiction aux réseaux sociaux. Grâce aux algorithmes présents sur toutes les plateformes ainsi que la ventes de données personnelles, les compagnies perçoivent désormais l’attention des internautes comme étant le véritable produit. Les compagnies de marketing tentent alors d’influencer, voire manipuler psychologiquement les consommateurs de médias afin que ceux-ci démontrent plus d’engagement médiatique et qu’ils influencent à leur tour leurs amis.

Conclusion

D’emblée, les réseaux sociaux sont positifs pour plusieurs raisons. Ils permettent aux utilisateurs d’entrer plus facilement en contact avec leur réseaux interpersonnel, retrouver des proches, avoir un meilleur soutien social, etc… Les réseaux sociaux agissent plus que jamais comme une communauté. Les liens créés sur ces plateformes deviennent alors plus importants que les rôles joués dans la société (5).

Mais, trop d’une bonne chose peut facilement être mauvais, et les réseaux sociaux ne sont pas une exception. Se voiler les yeux est donc nocif, et la clé restera toujours la modération.

Sources

  1. https://www.journaldemontreal.com/2019/08/14/les-medias-sociaux-nuiraient-a-la-sante-mentale-des-adolescentes-selon-une-etude#:~:text=L’utilisation%20trop%20fr%C3%A9quente%20des,dans%20la%20revue%20m%C3%A9dicale%20britannique
  2. http://www.psychomedia.qc.ca/lexique/definition/peur-d-une-dysmorphie-corporelle-dysmorphophobie
  3. https://doc.rero.ch/record/329371
  4. https://www.futura-sciences.com/sante/definitions/medecine-dopamine-3263/
  5. https://www.stat.gouv.qc.ca/docs-hmi/statistiques/sante/etat-sante/sante-globale/enquete-sante-longitudinale-1.pdf#page=173

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

LinkedIn
Share