Fake news, où un problème de société

Origines

Depuis l’élection à la présidence de Donald J. Trump, le terme fake news a été popularisé. Plusieurs associent ce terme au président américain qui cite l’expression dans plusieurs de ses publications Twitter. Pourtant, les fausses nouvelles existent depuis bien longtemps précédant l’arrivée des médias sociaux. Un exemple est celui du mois d’août 1835 où The New Yorks Sun’s a publié une série d’articles intitulée «The Great Moon Hoax»  portant sur des extraterrestres vivant sur la Lune et s’étant vendu en grand nombre. Bien qu’une telle approche sensationnaliste soit toujours utilisée à des fins de profits, les fake news ont pris une tournure bien complexe par l’information de masse des réseaux sociaux, apportant de grands enjeux politiques, sociaux et moraux.

Part importante dans notre société

Plus récemment, ce phénomène a pris de l’ampleur avec la crise de la Covid-19. De multiples théories du complot ont vu le jour et s’appuient sur cette facilité de créer et partager du contenu non vérifié pour pouvoir convaincre la population. Aujourd’hui ils sont devenus tellement présents et importants, qu’ils influencent des élections et amènent des doutes aux populations. Avec la numérisation de notre monde, l’ampleur des fake news est de plus en plus imposante. Dans le cas des élections américaines par exemple, ils peuvent amener des problêmes lors de celle-ci.        

Influence sur des élections et conspirations

En 2016, Donald J Trump remportait la présidence des É.-U., et beaucoup de controverse commencent à fleurir suite à ces élections. Durant la période de campagne, beaucoup de publications, d’articles, et de vidéos ont circulé avec de fausses informations, et ont mis à mal éligibilité de cette élection. Le scandale de Cambridge Analytica, où les datas de 50 millions d’Américains ont été utilisé afin d’influencer les élections, a prouvé comment de l’information douteuse peut prendre de l’ampleur et créer de graves conséquences. Un autre élément important de ces fake news est leur lien avec les théories du complots.  On a pu voir cette influence, avec la théorie du QAnon. Théorie qui a pris de l’envergure pour les élections à venir. On peut voir que la diffusion de fausses informations a alimenté les théories du complot, et que le phénomène de fake news dépasse les simples cas isolés.

Qui est responsable ?

La conséquence de ce nouveau fléau pour le journalisme amène des questions. Qui est responsable? Quelles sont les conséquences? Comment établir un certain contrôle? Vu la nature collaborative des réseaux sociaux actuels, une grande responsabilité vient aux créateurs de ces géants de l’information numérique. Des initiatives et parades voient le jour. Par exemple les avertissements en cas de publications qui délégitiment la procédure des élections sur Twitter. Ou encore, le partage d’informations vérifiées en priorité sur Instagram et Facebook ,qui ont été implantés. Toutefois, avec la circulation de masse et les notions de liberté d’expression, les fausses nouvelles sont impossibles à filtrer en totalité. De là l’importance que chacun et chacune s’informe avant de partager quoi que ce soit.

Auteurs de l’article : Karine Lebel, Arthur Saint-Mleux et Marie-Soleil Bhajun

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