L’intelligence artificielle au sein des organisations

Se renouveler sans perdre le cap

Dans le cadre de mon stage, j’ai eu la chance de participer à une conférence de Matthieu Dugal sur l’intelligence artificelle. Matthieu Dugal est un animateur à Radio-Canada où il anime l’émission Moteur de recherche, une émission abordant divers sujets reliés au monde numérique.

Dans sa conférence, Dugal commence par constater des faits reliés à l’émergence de l’intelligence artificielle :

En lien avec ces faits, il nous informe ensuite qu’il vas être important de réinventer des métiers en lien avec l’intelligence artificielle, pour l’aider à évoluer et non faire son travail à sa place.

Les aptitudes nécessaires pour réinventer son métier face à l’émergence de l’intelligence artificielle

Les métiers de demain devront travailler en symbiose avec l’intelligence artificielle. À sa façon, elle fait déjà partie de nos vie au travers des différentes technologies que nous utilisons à tous les jours, il est alors normal qu’elle fasse aussi partie de nos vies professionnelles. Au travers de sa conférence, Dugal identifie 3 aptitudes principales qui permettront de mieux évoluer sur le marché du travail du futur : l’aptitude d’entraînement, l’aptitude de vulgarisation et l’aptitude de soutenabilité.

Les capacités d’entraînement seront une facette importante pour les gens travaillant avec l’intelligence artificielle. Comme nous le savons tous, l’intelligence artificielle est basée sur le principe de l’apprentissage. Il faudra alors des employés afin d’entraîner les IA dans leur processus d’apprentissage. Nottament au niveau des algorithmes de traitement de langage et des comportements humanisés.

La vulgarisation sera aussi un atout pour les gens travaillant avec l’intelligence artificielle. Avoir de bonnes capacités de vulgarisation signifie qu’il sera plus facile d’expliquer les conséquences ou l’agissement plutôt imprédictible des algorithmes. Il sera important d’arriver à des conclusions logiques et d’être capable d’expliquer les comportements des algorithmes. Pourquoi ont ils agit comme ils l’ont fait et comment est-ce arrivé ?

Finalement, la soutenabilité sera aussi un atout important dans le monde de l’IA. Il sera important de savoir bien adapter l’intelligence artificielle à son contexte et ainsi identifier ce qui est réalisable ou non.

Les données et l’IA

Au cours de la conférence, Dugal nous parle de l’importance des données dans le monde professionnel, mais surtout de l’importance d’exploiter ces données en tant qu’organisation. Si une organisation n’exploite pas les données transigeant au travers de celle-ci, il la considère comme assise sur une vrai mine d’or. Voici une citation intéressante qu’il nous a partagé à ce sujet :

«[…]Les activités se recentrent sur les données, considérées comme une source potentielle de revenu, et non plus sur les processus. Il vas falloir briser des silos, car les différents départements de l’organisation vont devoir partager leurs données et former des lacs de données accessibles à tous les niveaux de l’entreprise. cela peut être déstabilisant pour les gestionnaires déjà en poste. En revanche, la nouvelle génération, qui a déjà cette pensée du partage et de ses applications, se trouve avantagée » (Magazine POLY MTL, Avril 2016)

Suite à cette citation, Dugal nous explique que la majorité des entreprises utilisent mal leurs données. Il mentionne que selon un sondage de The Economist intelligence Unit, 60% des entreprises affirment ne pas utiliser de façon optimale leurs données. Malgré le fait que les moyens les plus optimaux d’utiliser ses données ne sont probablement pas encore découvert, il nous donne déjà de bonne pratiques : il est important de briser les silos, de collaborer ensemble et mettre en commun nos données. Cet acte de partage permet une plus grande flexibilité au niveau du traitement des données et du transfert d’information. Ce qui facilite la tâche pour l’implantation d’une intelligence artificielle au sein d’une entreprise.

Le paradoxe de Moravec

Afin de conclure, Dugal nous informe du paradoxe de Moravec qui dicte que l’intelligence artificielle sait reproduire facilement et depuis longtemps ce qu’un adulte sait faire. C’est à dire suivre des raisonnements et éxécuter une stratégie. Ce que l’intelligence a du mal à reproduire ou simuler, c’est ce que peut faire un petit enfant dès qu’il commence à explorer le monde. Reconnaître quelqu’un, associer un souvenir à une situation, etc.

Dugal nous mentionne qu’il est important de toujours garder ce paradoxe en tête lorsqu’on travaille avec l’intelligence artificielle car il est plutôt contre intuitif. Normalement, pour l’humain, il est plus facile de ressentir que de penser. Pourtant, avec l’intelligence artificielle, c’est le contraire.

 

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